Bol d’Or Classique 2008 à Magny-Cours:

Jeudi 10 Avril:

L’arrivée au circuit de Magny-Cours près de Nevers signifie pour nous, le départ d’une nouvelle épopée qui s’appelle le 6ème Bol d’Or Classique. Comme l’année dernière – Le soleil et la chaleur en moins – nous retrouvons cet endroit très particulier et cette ambiance qui l’est tout autant : Celle des circuits de course !  

L’installation du « barnum » et des tentes se fait sur un terrain détrempé par les pluies qui n’ont pas cesser de tomber ces derniers jours ; elles nous ne quitteront pratiquement plus durant tout ce week-end.
La nuit tombe encore assez vite au mois d’avril et il ne fait vraiment pas chaud. Alors on se calfeutre bien à l’intérieur du barnum et on met en route le chauffage – que mon frère Jean-Christophe a eu la bonne idée d’amener. Lui aussi fonctionnera tout le week-end (Le chauffage, pas le frangin !) 

                        

Vendredi 11 Avril:

Le lendemain, le ciel ressemble à quelque chose de potable : A savoir, moins de pluie et un peu de soleil. Cela ne suffira pas à faire sécher la piste pour les premières courses du « Ton-up ». Epreuve réservée aux anglaises (les motos, pas les femmes !)
Encore une fois notre sympathique Didier BARBOUX – le « Mac Gyver » de la mécanique – participe avec sa « Triton » coursifiée à cette épreuve.

Mais c’est aussi cette journée qui sera décisive pour le classement de la course du Bol d’or Classique, le lendemain. Les essais commencent donc avec notre moto. Cette Honda 900 GCS de 1979 possède quand même un palmarès redoutable, pour une machine privée. Préparée à l’époque par Guy Coulon, elle a fini 13ème aux 24 heures de Barcelone en 1979, 11ème au Bol d’or la même année et 3ème aux 24 heures de Spa-Francorchamps toujours en 1979 !

Elle est maintenant la propriété d’Alain BERHAULT. Alain, avec l’aide de Jean-Louis SAVIANA – présent aussi l’année dernière – et de Didier BARBOUX, ont réussi à redonner à cette machine ses performances d’antan. Les efforts considérables et le temps passé pour mettre au point cette moto le jour « J » sont aussi les éléments déterminants pour être présent à cette épreuve. Pour cela et pour bien d’autres choses, on ne peut que les remercier sincèrement, car sans eux, la participation au 6ème Bol d’Or Classique de l’ABVA n’aurait pu être possible.  

Samedi 12 Avril:

Les réveils dans ce genre de manifestation – style étape du Tour de Bretagne – sont toujours un peu laborieux (Le changement de climat sans doute !!!). Mais aujourd’hui, la journée s’annonce des plus sérieuses. Les qualifications ainsi que le Warm-up (sous la pluie) ont déterminé notre place définitive sur la grille de départ pour la première des 2 manches que comporte le Bol d’Or Classique.

Nos deux pilotes, Michel CORONER – déjà présent l’année dernière – et Jacques PRUDHOMMEAUX (dit Jacquot) ont réussi à placer la moto à la 26 ème position au départ sur les 48 équipages présents. Ce n’est pas mal car beaucoup d’équipes possèdent des motos plus performantes. Toute la bande de joyeux drilles qui ont fait le déplacement (On sera presque une vingtaine) participe de près ou de loin à la bonne marche de « L’épopée Bol d’Or » ; mais ceux qui sont dans les stands le seront jusqu’à la fin et ne compteront pas leur temps. Car il y a du « taf ». La moto est toujours « aux p’tits soins ». Tout doit être vérifié et plutôt deux fois qu’une !

La moto va bien malgré quelques impondérables qui viendront perturber quelque peu, le bon déroulement de la course. Des « crasses » dans l’essence empêchent la moto de prendre ses tours et d’aller un peu plus vite en vitesse de pointe. Dommage. Et puis, un « court-jus » au mauvais moment met le feu au circuit électrique. Il faudra toute la ténacité et la motivation à l’équipe des mécanos pour bosser jusqu’à 3 heures du matin et remettre le circuit à neuf ; bravo encore!

    

     

Dimanche 13 Avril:

Déjà le dernier jour. Beaucoup de spectateurs repartent avent le début des dernières manches car ils sont venu d’un peu partout en France mais aussi des pays voisins.

La dernière manche est en vue et la moto réparée durant une partie de la nuit, pourra reprendre le départ. Cette fois-ci, pas de soucis majeurs et les pilotes s’en donnent à cœur-joie. Le 6ème Bol d’or Classique se termine donc par la victoire d’une Moto-Guzzi du team « Moto Bel ». La 2ème place va à l’équipage « Axa Collection » sur une Kawasaki Godier-Genoud et la troisième place est pour une Yamaha 750 du team « Good Old Bikes ».

Notre Honda 900 du team « ABVA » prend quand à elle, la 41ème place sur les 46 équipages classés. C’est moins bon que l’année dernière, mais les ennuis ont été plus pénalisants cette fois-ci. De plus, il faut signaler la montée en puissance du potentiel de chaque moto. Chaque team investit de plus en plus d’argent dans cette épreuve qui elle, accroit chaque année sa notoriété. De ce fait, les budgets sont de plus en plus importants. Dans ce cas, le soutien d’une association (La seule présente dans ce genre d’épreuve, il faut le signaler) devient de plus en plus difficile et malgré l’apport financier de nombreux sponsors, l’assurance d’une performance optimale pour ce type de course reste aléatoire.

L’aventure se termine donc ici. Elle nous a permis de vivre une fois de plus notre rêve, de faire vivre notre passion qu’est la moto ancienne sous toutes ses formes. Un grand merci à toutes et tous qui ont participé à cette course mythique qu’est le Bol d’Or. Un grand merci également à ceux qui ont su le mieux préparer la moto de l’ABVA : Alain BERHAULT, Jean-Louis SAVIANA et son fils Xavier, Nicolas BACHELAY et Didier BARBOUX. Et bravo encore à Michel CORONER et à Jacques PRUDHOMMEAUX, les deux pilotes qui ont réussi à amener la moto jusqu’au bout.

Merci également à Rachel LE LEFF qui a assuré l’intendance, Claude, Jean-Pierre, Mimile, JC, Caro, Pierrick, etc. J’en oublie beaucoup mais ils se retrouveront certainement parmi cette bande de gais lurons.

                               

Votre président moto : Denis DOMALAIN