Solexine IX 2007: Du 6 au 12 Août...
Encore une nouvelle édition de la Solexine qui a eu lieu comme à l’accoutumée en début Août. Deuxième participation pour moi et je suis le rescapé des "deux Quentin" venus l’an passé. Et oui, cette année, où sont passés les jeunes ? Aymeric, Claire, et les autres, où sont-ils donc ces bougres ? Mais que dis-je, tout le monde est jeune à la Solexine… Les grands enfants étant même peut être plus perturbateurs que nous… Brioche (Hélène), Greg, Guihen, Florian et moi.
J’avoue, je pars à la Solexine avec un peu d’appréhension sur le temps, ayant passé deux semaines à 35 à l’ombre, je me suis dis que la chute allait être rude mais en fin de compte… non, il a fait un superbe temps. Sans doute grâce à mon tee-shirt "En Bretagne, la pluie tombe que sur les cons".
Lundi 6 Août.
Lever tout doux et hop, dans le Kangoo du maître patriarcal (grand-père) avec le Soso et moi à l’arrière dans une position délicate. On arrive chez Jacques et tout le monde s’affère autour des remorques et des camions. Un petit accident à déplorer, mama Lossent, en reculant, n’a pas vu la remorque de Papy Claude et boom, ahhh oui mais fallait la mettre ailleurs aussi hein… tant pis, no problem pour papy… Nous prenons place, Claude, Greg, Guihen et moi… direction Plancoët… puis Créhen. Après le repas, c’est l’heure du départ (non officiel)… problème, les trois quart des personnes n’ont pas d’essence, on finira tout de même par en trouver…C’est parti pour 7 jours ! Sur la route, l’espace d’un moment, j’ai cru qu’on avait une GSXR derrière nous, voire même un Messerschmitt, ou tout du moins… une 103 SP sport, mais non non, même pas, non, c’était Papy Claude, sur son rose destrier affublé d’un pot de détente de mobylette, un véritable tank russe en puissance, avec son top-case militaire sur le porte bagage… ça sent le piston de Greg tout ça. L’après midi se passe sans problème, et c’est l’occasion de se retrouver après une longue année, il y a même des ptis nouveaux, Léon, Solex 3800, Casaque rouge, et Daniel, Solex 1010, casaque beige et moustaches. L’arrivée à Pontorson se fait un peu plus tard que prévu mais nous sommes en vacances après tout… La soirée sera courte et légère, on est pas des bourrins quand même… enfin hummm !
Mardi 7 Août.
Le cauchemar continu, un an après, personne n’a eu la bonne idée de détruire ce klaxon qui nous réveille chaque matin, promis, je vais m’y employer ! C’est l’heure de la distribution des plaques et autres tee-shirt, ça, c’est notre départ officiel, les mécaniques ronflent (quoique, même la nuit, elles restent allumées). Attention, vous êtes prêt ? On y va… Nous nous élançâmes telle une bande de mammouth à poils longs (pléonasme, je sais mais faut bien en rajouter, d’ailleurs, le mammouth, ancêtre de l’éléphant, animal préhistorique ayant côtoyé l’homme de Néandertal… non, pas Guihen, j’ai dis l’homme de Néandertal ! Et ce pachyderme, qui signifie ‘peau épaisse’ je vous le rappelle s’est éteint , pour les tous derniers spécimens il y a 4000 ans… mais quoi ? Non je ne sors pas du sujet, c’est tout à fait bien vu comme parenthèse). Il est presque midi et un curieux phénomène se propage dans les rangs… les fous du guidon zigzaguent entre les voitures formant un long bouchon… petit détail à préciser, on avait le Mont St-Michel en vue, pas étonnant donc. Ah qu’elle est belle la vie en deux roues. Repas à quelques dizaines de mètres du Mont… Papy Claude en profite pour piquer un somme et comme dirait l’autre "Soudain, une idée me vint", je file dans le HY, une bouteille de Cacard vide et hop sous le bras de papy, croyez le ou non mais y’en a plus d’un à être tombé dans le panneau du pauv’gars pommé sur la plage avec sa bouteille et en plus avec sa serviette pliée au carré sur la tête ! Le soir, c’est soirée à thème les nenfants, "Rock" à tous les étages, Guihen improvise vite fait un costume avec sa perruque digne d’un ermite reclus depuis 35 ans dans une grotte… sa cavalière pour le concours d’élégance sera Monique, et tout de même, malgré le faible potentiel du déhanchement de Guihen, ils ont réussi à avoir une belle place aux délibérations du jury ! Mais le couple vedette de la soirée, c’est Clotilde et Eric, ils remportent le concours de danse de cette édition sous les commentaires humoristiques de Mathias au micro. Philippe (ou Popa Lohiac pour les intimes), quant à lui, essaye tant bien que mal de démarrer le Solex 5000 bleu de la tombola, et avec succès d’ailleurs même si le bestio est moins rapide que mon 2200. Ah dernière petite chose, en jouant au cuisto avec papy autour du barbeuk, nous décidons de déplacer légèrement celui-ci, et poisseux comme je suis, les pieds se sont écartés, "libérant" par la même occasion le "foyer" qui a failli m’ébouillanter vif… même pas mal ! ha ha
Mercredi 8 Août.
Dernier réveil à Pontorson, on attend toujours quelqu’un…qui cela peut-il bien être ?!?!?! Brioche naturellement… "me presse pas moi"… on avait pas remarqué. La bande de mammouths est repartie (alors ce gros animal… ahhh vous avez eu peur hein, non, je ne le ferai pas deux fois !), direction la côte, et par les ptis chemins troués de partout s’il vous plait, "à donf" dans les trous, on s’amuse bien et accessoirement, on leste les boîtes à outils (mé euhhh, j’ai pas fais exprès !). Et soudain, après avoir marcher impeccablement pendant plus de deux jours, mon Solex n’en veut plus, horreur… s’en suivra un long plaidoyer en tête à tête et il repart de plus belle (comme quoi, faut leur parler à ces ptites bêtes). Le midi, arrêt dans une petite ferme pour la dégustation du cidre… on y prendra notre repas, autour d’un grand pressoir qui trône au milieu de la cour. La pauvre Brioche étant tellement affaiblie par une si rude matinée qu’on (que JE surtout) en est arrivé au point qu’on doit lui donner la becquée avec du saucisson… pour l’année prochaine, on t’en achètera du pré-découpé ! On est reparti pour un tour, pour faire du char à voile, la bande est "méssante" et se paye la tête du pauvre moniteur… mais tout le monde se fend la poire (non Guihen, j’ai pas parlé de Niole…) enfin même si j’ai cru que j’allais me tuer mais bon. Papy Claude (encore ? oui, encore… ha ha) décide de foncer sur le groupe attendant leur tour et de freiner en plantant les pieds dans le sable au dernier moment… ouai, si tu veux papy mais là, c’était trop tard, ‘retirez lui son permis’… heureusement que Daniel m’a attrapé par le bras sinon je me faisais fauché comme le blé, Daniel s’est tout de même fait esquinter le mollet par Gégé. Le pire, c’est que le Claude, il l’a fait deux fois… un gamin on vous dit ! Le soir, arrivée à St Meloir des Ondes, avant de manger, petite projection du diaporama de la Solexine de l’année dernière… "ché moi qui lé fait", apparemment, ça a l’air de plaire, j’en suis content parce que c’était long à faire… rebelote pour cette année, mais maintenant, j’ai le coup de patte !
Jeudi 9 Août.
Florian doit nous quitter direction l’Espagne… pour l’occasion, nous décidons de baptiser le Solex de Brioche en plantant sur les poignées de la… Brioche. Au pti tour dans le supermarché le matin, je passe à une caisse et Guihen à celle juste à coté de moi… tout d’un coup, l’air de rien, monsieur se met à danser sur la musique qui passe dans le magasin, j’arrive devant la caissière complètement écroulé de rire, j’en pleure tellement je rie, mais elle, ne voyait pas Guihen, elle a du croire que je me payais sa tête alors j’ai eu le droit à une vérification de carte d’identité et d’ouvrir mon sac à dos pour voir si j’étais pas un pti voleur. Premier arrêt pot à coté d’un manège… Boubou monte faire un tour dans l’autocar (déformation professionnelle tout ça) et Jack quant à lui, se prend à monter sur le manège en Solex sous les yeux effrayés des gnomes qui passent par là. Non loin de la, autre arrêt, autre délire, tous les Solex sont alignés le long de la route désinfectée et nous, de l’autre coté, prêt à bondir… ça ne vous rappelle rien ? Et si voilà, exact, un départ Le Mans, complètement désordonné certes mais "Le Mans" quand même ! Et comme chaque midi, après manger, papy fait une ptite pause mais cette fois ci, ce n’est pas du Ricard qu’il tient dans sa main mais une bouteille de Yop… ba oui, faut bien varier les plaisirs. Nous arrivons le soir au même endroit que la veille, et le repas organisé, ce sont des…Tripes, mon dieu mais vous avez de ces goûts (oups, j’ai rien dis), on aurait dit qu’il y avait une bande de furets crevés dans le coin ! Mais aussi, Jack se prend pour un styliste de renommée mondiale, et une bombe rose à la main, bariole le pentalon et les chaussures de boubou ! Collection printemps-été 2008…à suivre. Ahhh j’oubliais (décidément), on remercie tous Guihen d’avoir planté sa tente en plein milieu du stade alors que les autres étaient toutes dans le fond, on savait que t’étais sadique mais à ce point là… je pose la question, qui ne s’est pas prit dans les tendeurs de sa tente, moi en tout cas, ça n’a pas loupé quand il a fallu traverser le terrain de nuit ! ha ha
Vendredi 10 Août.
Tard dans la nuit du jeudi, c’est Tim qui nous a rejoint…venu spécialement de Grande Bretagne, on l’a retrouvé le vendredi matin dormant sur un des matelas de gym de la salle de sport, un des vigiles a même eu peur que ce soit un skoiteur mais non… Premier arrêt, celui de 11H, et c’est l’occasion de sortir comem chaque matin le fameux fromage… le "Livaro", d’une répugnante texture mais un goût inimitable… on y trouve même des ptis vers, que Papy s’est empressé d’engloutir, et oui, il les a manger, d’ailleurs, le mercredi, il l’avait déjà fait… promis, on l’inscrit à Koh Lanta ! Le midi, c’est à Dinan que ça se passe, nous mangeons sur les bords du canal… un délire s’empare de Guihen, dés qu’il voit un bateau passer, il lui jète des bouts de pain en tentant d’imiter le canard, la plupart le prendront bien…mais au bout d’un moment, plus un seul bateau alors il fit la même chose avec les passants… il y a d’ailleurs une charmante jeune fille qui l’a regardé avec un regard plutôt noir du coup… mais pour lui ça se résumait à "j’ai fais une touche" ha ha ! Papy fait sa sieste, la tête sur un cubi de vin, et Yves se fait tartiner de crème solaire par les mains devenues expertes depuis le temps de Thérèse. Nous arrivons le soir à St-Minihic sur Rance, aujourd’hui, soirée "Galettes", qu’elles soient "saucisses" ou "complètes". Et c’est Mathias et Yannick qui sont aux galetieres pour le bonheur des gourmets (goinfres ? non non) que nous sommes. Moi même ne voulant que des galettes pour pouvoir faire des galettes saucisses, Yannick les a mit à chauffer quelques secondes, je croyais donc pouvoir les récupérer dans mes mains, j’ai très vite mais alors très vite compris que j’avais fais une grosse bourde quand elles sont tombées brûlantes dans mes mains… speedy Gonzales vers la salle et hop, j’ai fais voler les galettes au dessus de la tête de Guihen pour qu’elles finissent enfin dans mon assiette, "c’est bon mais c’est chaud !" Petit soucis pour Monique aussi, qui rata la marche de la salle, sous mes yeux, pour venir s’aplatir les 4 fers en l’air sur le sol , mais rien n’a été cassé, tout va bien !
Samedi 11 Août.
Aujourd’hui est un grand jour… celui qui me fait accéder à la majorité ! "Il est content Quentin !" Mais pour l’heure, au matin, pas l’temps d’y penser, il faut s’activer, nous longeons la cote pour notre plus grand plaisir, et nous sommes tellement "joyeux" qu’on roule bizarrement derrière la JP4 de Yannick qui nous ouvre la marche… nous ? Brioche, Philippe, Guihen et moi, et soudain, une ptite vieille (ça fait grossier mais vous comprendrez pourquoi par la suite…) arrive derrière nous et nous klaxonne, faisant même des grands signes totalement incompréhensibles, elle me double en me frôlant avec son rétro et trouve encore le moyen de ronchonner, du coup, ni une ni deux, on l’encercle pour lui faire peur, avec Guihen à sa fenêtre en train de la regarder bizarrement en gueulant ha ha ! C’était un poil dangereux comme mémère mais elle nous a fait rire en tout cas ! Le midi, nous arrivons à St-Briac, en mangeant, nous écoutons les blagues scatologiques de Papy Claude et de Christophe (faut avouer qu’on s’y est mit aussi après, on va mettre ça sur le compte du soleil…) Brioche décide de se payer le luxe de rouler en Micron "ouai mais si t’as des cotes, tu vas ramer"… "m’en fiche, vous verrez, y’aura pas de problème" Je rigole un bon coup croyant qu’elle allait jamais y arriver mais en fin de compte, comble de désespoir, elle roule aussi vite que nous, et ne peine quasiment pas dans les côtes, même pas drôle ! J’ai bien rigolé quand elle s’est fait doubler par une grosse japonaise (une moto hein) et qu’elle a levé la tête l’air de dire "ne me mange pas s’il te plait"… ou qu’elle s’est mise en travers de la route pour arrêter la circulation, oui mais t’es toute petite, on te voit pas, heureusement que j’étais là ! Dans un élan de bonté, j’ai même voulu la pousser dans une côte parce qu’elle poussait avec ses pieds, on aurait dit un crapaud mais j’ai mis un mauvais coup de guidon en l’attrapant et allé au fossé, mais je ne suis pas tombé ha ha ! Popa Lohiac subira à peu près le même sort mais Guihen ne s’y risquera pas. Nous arrivons en soirée à Plancoët, ce soir est le soir le plus attendu de toutes la Solexine, celui du ‘concours d’élégance’. Normalement, tous ceux qui souhaitent le faire réalisent leurs costumes et leurs sketchs quelques temps avant la Solexine mais pas moi et Christophe, nous, on a fait sur le tas alors on a plus de mérite que vous autres, c’est une injustice… ha ha Et oui, car en début de semaine, en regardant une des remorques, j’ai eu l’idée de faire un char Romain… nous nous exécutons donc avec l’aide de Guihen qui nous a rejoint à enlever les Solex qu’il y a dessus, et je décide de tailler des branches pour les planter dans les moyeux de roues, Totof trouve les cageots pour faire la structure avant du char et on pose mon matelas tout autour pour l’effet rectiligne ! Il ne reste plus qu’à atteler les deux Solex à l’avant et c’est fini, on se fringue avec des caleçons et c’est tout, pour faire esclaves Guihen et moi et Totof en gladiateur… on avouera volontiers que démarrer les deux Solex à la main et non en les lançant a été plutôt compliqué, n’est ce pas Guihen… enfin bon, on est tout de même arrivé devant le jury sans casse, c’est le principal. "A la gloire du rhum,… et ne t’inquiètes pas Cornillus, nous l’aurons… la gaulle" hummm. On pouvait voir aussi boubou et Jean-Yves en médecin félé et patiente, Thérèse et Sylvestre en ange et en diable, Jack et Steeven en bébé-clown, Mathias et sa bande en "cagoulés", Claude et Claude, en crassologue et un gros crassout, Clotilde et Eric en indous, Guihen en "118 218", Michel et Liline en bébé et sa moman, Sophie et Marie en "hippies disco", Yves en soixante huitard, Coco et Bruno en Parisiens dévergondés, et enfin, Pat et Pascal en diseuse de bonne aventure et gitan ! Et encore une fois, c’est le duo "Clothilde-Eric" qui a remporté la partie, avec en seconde place Claude et Claude, et nous autres en quatrième place, je demande le respect s’il vous plait… l’heure est à la fête une fois le concours terminé et c’est avec émotion que je me fais souhaité mon anniversaire par toute une bande de personnes aussi gentilles les unes que les autres, vous savez que vous avez eu de la chance pour que jme mette pas à pleurer parce que c’était juste, croyez moi ! Encore merci à vous, c’était très touchant. On ne pouvait pas rêver plus belle fête pour ses 18 ans !
Dimanche 12 Août.
Réveil douloureux pour moi, les cervicales… bloquées. Tant pis, ça ne m’empêchera pas de porter le kilt. Guihen est de retour en 118 218, Yves en ‘68ard’. Sur la route, on se paye deux belles côtes, dans une de celles-ci, j’ai papy Claude en aspiration derrière moi avec son tank soviet… puis plus rien, plus un bruit, je me retourne, mais le ne vois pas ‘bon, il a du s’arrêter’, en haut de la côtes, on apprend qu’il est tombé en voulant descendre du Solex… rooo mais tout va bien, il arrive quelques minutes plus tard tout fier et pimpant. Nous arrivons au Manoir du Vaumadeuc, la réception est au top. C’est l’occasion de boire un bon café et pour la presse, de nous prendre en photo devant de ‘la vieille pierre’. Au départ du Manoir, la pluie (raisonnable) fait son apparition et c’est donc sous la flotte que nous roulerons pour un pti bout de chemin… Liline a eu un problème en cours de route, le pneu de son Solex a été littéralement dévoré par le galet, il est bouffé sur toute son épaisseur. Petit arrêt pot à Ruca, là, nous pouvons manger des galettes saucisses et c’est l’occasion pour Yves de pousser la chansonnette à nouveau, et je m’essaye quand à moi à la conduite du Type H, bon d’accord, j’ai pas conduit mais j’ai pu constater que la direction est une horreur et que la boite de vitesses est totalement imprécise, que du charme en fait, plus c’est rustique et hors du temps, plus j’adore… Maintenant, c’est la dernière ligne droite, nous filons sur Créhen pour l’arrivée, et nous sommes à peine arrivés que je dois déjà laisser toute la bande pour une autre obligation… j’ai pas pu chanter la chanson de Patricia, ça sera pour l’année prochaine ! Merci pour votre cadeau à tous… A la remise des lots de la tombola, le Solex 5000 bleu sera gagné par un ami de Michel à Bourges, tandis que l’originale de l’affiche (réalisé par papy Claude d’ailleurs) partira avec Yannick Soueve…
Quentin André.